Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 13:45

Aujourd'hui, je tiens à remercier tout particulièrement les derniers membres de la famille de Mme Chaperon toujours en vie pour leurs aides précieuses pour leurs compréhensions et leur gentillesse, je vais essayer de vous faire rapidement découvrir quelques membres de la famille de Catherine Marrie Joséph Thonier de La Rochelle.

Nous avons vu plusieurs fois qu'elle venait de Moulins dans l'Allier, née d'un père avocat et d'une mère au foyer. Quelques précisions s'imposent sur la vie qu'ils ont menés à Moulins. Le père de Marie (Aymar) était en effet un avocat plutôt réputé dans cette ville, il eut deux enfants avec Françoise, un homme fut le 1er, Claude en 1879 puis Catherine (Mme Chaperon) en 1883, Mr Thonier, était un homme très cultivé, il faisait partie de la Société d'émulation du Bourbonnais, fondée à Moulins en 1845, dès 1925 un décret reconnu la société d'utilité publique. Elle se consacre à l'étude historique, archéologique, sociale et culturelle, Mr Thonier en fût jusqu'a sa mort en 1896, un membre très actif, le directeur, fit d'ailleurs un discourt très émouvant lors de l'enterrement d'Aymar.

Aymar avait un don pour le dessin, il était très demandé pour reproduire les objets trouvés lors de fouilles dans l'Allier, il illustrait beaucoup de pages pour le bulletin de la société, accompagner de son ami, Sylvestre Milanolo, un peintre, qui fût un ami tellement proche qu'il devint témoin des naissances des deux enfants des Thoniers, puis il est passé à la photographie, une de ces nombreuses passions-là, encore, sollicité pour le bulletin. Je posterais d'ailleurs très prochainement deux oeuvres peintes, l'une, de Sylvestre Milanolo, représentant la tante de Marie, l'autre un fusain dessiné par le père de Marie.

 Mr Thonier participa également à la découverte de nombreux objets gallo-romain, il fît don à un musée local.

Cet objet, offert, était un vase trouvé lors de la mise en place d'une voie ferrée dans l'une de ses propriétés bourbonnaises, près de Saint Plaisir.

 Mr Thonier épousa Melle Bauchard le 18 juin 1878 (voir le faire part à la suite)faire-part2

 Mr et Mme Thonier ont vécus un moment à Montluçon, et enfin rue Decize à Moulins, une petite maison de briques (voir photo) c'est dans cette maison qu'est née Marie.rue-decize-3.jpg

Marie eut plusieurs membres illustres dans sa famille. un de ses aïeuls, un exemple qui est assez « drôle » est que son 6e arrière grand-père paternel, Gilbert, qui épousa une demoiselle Jeanne Cluzel, qui n'est autre qu'une parente de Mme la Marquise de Mathan, alors déjà propriétaire du château d'Issou.

Il y eut aussi le grand-père, François, Antoine Stanislas, Thonier, qui épousa Évelina Berthomier Des Prots, le frère de cette dernière n'est autre que Aléxandre Théodore Artur Berthomier Des Prots, ancien de l'école Polytechnique. Il est nommé sous lieutenant, promu lieutenant en 1845, fît campagne en Algérie en 1847 et 1848, nommé capitaine en 1852, il est envoyé en Orient comme commandant en second au 2e régiment d'artillerie. Le 7 juin, lors de l'attaque des ouvBERTHOMIER12.jpgrages blancs et du MameloBERTHOMIER23.jpgn vert, positions défensives de Sébastopol, il commande la 3e batterie du régiment, déployées dans les positions de siège dont le feu appuie l'attaque. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneurle 16/6/1855, reçoit la médaille britanique et est nommé titulaire de l'ordre du medjidié de la 5e classe.
En 1859, il fait campagne en Italie et reçoit la Médaille militaire de Sardaigne.Chef d'escadrons en 1864, il est affecté au 2e régiment d'artillerie et sert en Afrique, avant d'être promu officier de la Légion d'honneur en 1865, alors qu'il sert à Oran. Lors de la guerre de 1870, il commande l'artillerie de la 2e brigade de la 2e division du 5e corps d'armée. A ce titre, il a en charge les 5, 7 et 8es batteries du régiment. Promu lieutenant-colonel en 1873, il sert de nouveau 2 ans en Algérie, occupant en 1874 les fonctions de chef d'état-major de l'artillerie d'Algérienne 17/9/1877, il est nommé colonelcommandant le 2e régiment d'artillerie. Il prend se retraite en 1880, Commandeur de la Légion d'Honneur. Il est mort le 19/2/1901.

 Il me semble que cet homme, fût le parrain de Mme Chaperon et témoin du mariage à Paris.

Le trisaïeul de Marie, un certain Marc Antoine Thonier Montbillon épousa Catherine Metenier, leur fille Marie Therèse épousa Antoine Vincent Dumas, eux-mêmes eurent un fil Marc Antoine Dumas Primbault, ce qui fait que Marie est une cousine de la famille Dumas Primbault, ce qui explique par conséquent le lignage et l'amitié qui unissait la famille Dumas-Primbault et la famille Thonier, rappelons que les Dumas-Primbault possédaient, encore recemment, le château de la Pierre à Cerilly où Mme Chaperon se rendait régulièrement depuis 1920 jusqu'à plus ou moins 1975-76, ces retrouvailles mont été contées par la petite fille du propriétaire dont je vous relate un extrait :

"... Beaucoup plus durables et plus proches, furent les relations que ma mère noua — ou renoua — avec de vieilles amies d'enfance. C'est durant l'été 1920, je crois, que nous vîmes arriver à Cerilly, à pied, dans l'avenue, une dame fort élégante et totalement inconnue. Elle se présenta : Marie Thonier, et ma mère se présipita alors dans les bras de sa vieille camarade de pension, qu'elle ne reconnaissait pas, pour l'avoir perdue de vue... Marie Thonier était pour nous une cousine... Elle s'était mariée à un certain Paul Chaperon, et ce ménage sans enfants avait largement profité de la fortune du mari pour voyager autour du monde et pour acheter, à Issou, une belle propriété ancienne... »

C'est donc dans un certain luxe ou du moins une belle bourgeoisie que Mme Chaperon grandit, elle était entourée de personnes dont la classe sociale était élevée et érudite. Prochainement nous verrons la vie de la châtelaine plus en détail.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by amartinez
commenter cet article

commentaires

Mangerel 29/04/2016 21:21

Je connais bien Issou pour y avoir visité souvent ma grande tante Marie Chaperon (née Thonier). Mon Père (son neveu) était le filleul de sa sœur.
Les deux sœurs n’eurent aucune descendance.
Son époux Paul Chaperon, banquier, bien nanti passait pour un original un peu fêlé.
Le voyage de noce de Paul et Marie fut un voyage autour du monde, en voilier je crois ce qui montre le caractère déterminé des époux. Ils faisaient d'ailleurs cabine à part.
Je connaissais tante Chaperon pour être souvent allé à Issou, près de Mantes-la Jolie et l'avoir vue lors de ses visites chez nous à Versailles ou elle consommait des litres de thé accompagné de biscottes beurrées tout en fumant (des gauloise je crois); elle avait cette voix de basse cassée caractéristique des fumeurs. Maman qui continuait de vaquer à ses occupations de mère de 7 enfants, prenait soin de placer la tante très myope en face d’un miroir et passait ou repassait au salon en émaillant les propos de 'oui ma cousine, non ma cousine, bien sûr ma cousine’ (bien que Marie fut sa tante). Le reflet du miroir donnait probablement l’impression que Maman était là et à l’écoute. Pendant ce temps, la tante Marie parlait de tout et assumait interminablement questions et réponses sur un ton monocorde qui ressemblait au chuintement d’un robinet d’eau tiède.
La tante possédait une propriété sur la rue Dufetel à Versailles (Chesnay) et demandait souvent à mon père de réparer certaines choses, ce que papa faisait de bon cœur; la tante venait probablement nous voir pour cela.
Cette vieille tante possédait de nombreuses propriétés dont parait-il, le terrain sur lequel était construit l’immeuble de Madame Claude, avenue des Champs-Élysées, vénérable institution que connaissent bien les grands élus politiques et les riches personnages de ce monde à la recherche joyeuses agapes et de jeunes compagnies.
Malgré son opulence, ma tante passait pour être capable de tondre un œuf, elle nous a laissé une impression d’avarice profonde. Elle nous a souvent parlé du curé de l’église proche du château qui la courtisait pour faire refaire la toiture de son église en mauvais état. Est-il parvenu à ses fins ?
Notre mère la plaignait, pour cette vie bien triste, centrée sur ses biens et dénuée d’affection.

amartinez 24/05/2016 04:36

Cher Monsieur, je ne vois qu'aujourd'hui votre commentaire très touchant et je vous en remercie vivement. Nous avons échangés quelques mails vous et moi il y a un moment. Pour répondre à votre question, oui le curé a eu gain de cause auprès de Marie qui d'ailleurs disait souvent " Mon église" quand elle parlait de l'église d'Issou ce que le curé s'empressait de rectifier par un : " Notre église". Elle avait d'ailleurs un prie-Dieu réservé au 1er rang avec son époux " Monsieur Paul" comme elle l'appelait et bien sur le vouvoiement était de bon ton. C'est en 1974 soit 2 années avant son décès qu'elle a subventionner les travaux suite a de menues ventes de terrain qu'elle avait sur Issou. Avez vous connu Paul ?! il est décédé en 1953 de la tuberculose il me semble. Mme malgré son apparence plus ou moins froide en à été fort attristée. L'année de la mort de Paul dans une des lettres que je possède elle parle de "triste villégiature". En ce qui concerne l'avarice, c'est de notoriété publique, j'ai quelques anecdotes plus ou moins drôle, comme son alimentation, hors de question de gâcher quoi que se soit même si la péremption laissait franchement à désirer, ou les "biscuits" rances a la limite de la moisissure qu'elle consommait qui lui donnait des maux de ventres terrible et je ne rentrerais pas dans les détails pour la digestion ... jusqu'aux fruits qu'elle avait dans ses magnifiques vergers ou il fallait manger les fruits jusqu’à la pourriture... Un sous est un sous. Paul qui était courtier et agent de bourse l'a surement poussé dans ce sens ... en même temps ils ont connus 2 guerres cela se comprends aussi et avec leurs nombreuses propriétés dont l'entretiens coûtait sans cesse de plus en plus cher .... a la fin de sa vie, elle était tellement pingre, qu'elle recevait des entrepreneurs dans le salon d'en bas a la magnifique cheminée en bois dorée pour des travaux d'entretiens qu'elle commandait et au final refusait de payer si ce n'est en meuble... Je pense surtout aux maçons qui ont remis la pièce d'eau en étanchéité. Marie avait en effet un appartement rue des Saussaie près des Champs Elysée, et le 18 de la rue Marignan fut en effet vendu en 1923 à Mme Claude ... Elle avait des fantaisie curieuses parfois, comme avoir un petit singe ...
Dans tous les cas je suis réellement heureux de votre commentaire et n'hésitez pas a reprendre contact avec moi par mail.

A.Martinez

Présentation

  • : Le blog de histoire-chateau-issou.over-blog.com
  • Le blog de histoire-chateau-issou.over-blog.com
  • : Essaie sur l'histoire de la ville d'Issou (78440) à travers des photos textes et tous autres documents en particulier sur le château
  • Contact

Recherche

Liens