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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:19

Remontons l’allée vers le pont, nous passons devant une plantation de Sophora, importés d’Afrique, puis devant l’accès principal du potager.

Le potager a beaucoup changé de place, de la côte du Cocriaumont, il est transféré à la « melonnière », la maison du jardinier y est attenante. De nombreux soins sont prodigués à cet endroit, les allées sont retracées, les buis complétés, des espaliers et des fuseaux sont mis en place, ainsi que des plates-bandes pour les fleurs coupées.

Des châssis sont mis à disposition pour la culture des salades et des cressons, les jardiniers sont à plein temps pris par le travail à exécuter dans cet espace.

POTAGER 02

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Le pont nous ouvre la voie sur le moyen parc. Ses abords sont joliment alignés de buis de chaque côté des gardes corps. D’ici, le château est comme dans un écrin de verdure, de là, nous voyons nettement les travaux fait par les Chaperon ; le ravalement bien sur; mais également l’abaissement de la toiture, la suppression de petits oculus dans les combles. Le faîtage central disparaît mais nous gardons celui des deux tourelles. Il y avait aussi des boules de pierres sur chaque chien assis datant de l’époque de Mr de Villemur ; elles ont été retirées, seule la fenêtre centrale se voit coiffée d’un blason de pierre.

facade

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Ci-dessus la façade du château vers 1895, avant les travaux de restauration de 1905.

 

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Ci-dessus la même vue après les travaux.

 

Remontons l’allée ouest, celle qui mène au pigeonnier carré, Mr Chaperon fait creuser des fossés le long de la route du Cocriaumont sur l’ancien emplacement du potager, donnant ainsi une impression de grandeur et d’être plus haut que la rue.

Le parc est réaménagé, de nouvelles variétés entre alors, comme le hêtre rouge, les pins, des essences d’ornement comme les fusains, les charmilles, des cèdres aussi, sont mélangés aux tilleuls.

Nous revoilà devant le château duquel nous allons pouvoir dresser l’aménagement.

 rdc

 

1 La salle à manger

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La salle à manger, la pièce du château la plus récente, construite par Mr Boreel vers 1860, tout comme les cuisines, est dotée d’une grande table ovale dans le centre avec ses chaises tout autour, près de la table se trouve un grand meuble où les plats de services sont posés. Deux grandes fenêtres donnent salle a mangersur la partie nord du château.

 

Ces photos en sont le seul témoignage connu

 

Les murs sont tout en boiserie blanche, derrière le meuble un joli diptyque de papier peint. La salle est couverte de staffs, la porte du fond donne sur les cuisines.

Voilà dans quel état les De Jean laissent la salle à manger, et voilà aussi comme je le disais le plafond était peint. Madame Chaperon fit des travaux dans cette pièce. En 1905, elle fit retirer les moulures du plafond qui formait des caissons (des moulures de bois formant des guirlandes de feuilles de laurier). Les peintures florales du plafond disparaissent également, par contre les staffs eux, restent aujourd'hui encore visibles. (voir la flèche rouge pour situer ce qui a été retiré par Mme Chaperon)

 

2 Le grand salon de réception

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Séparé de la salle à manger par une grande porte de miroirs cintrée, le grand salon de réception offre un confort feutré et convivial, meublé de style Louis XV, pour la quasi plupart d’époque, ayant connu le Duc de Bouillon lui-même. Le plafond conserve le même style que la salle à manger, avec ses frises en staff de pâtre blanc, ses boiseries plus finement travaillées. Un grand caisson occupe le centre du plafond avec dans les 4 angles de la salle, les armes du Vicomte de Jean sous fond azur. Madame Chaperon fera retirer le caisson comme pour la salle à manger, mais conservera les armes qu'elle modifiera. Aujourd'hui, elles sont totalement méconnaissables. Elle fait compléter le mobilier par une méridienne en soie violette, un piano Erard, un autre Vernet à grande queue, une harpe, des beaux tapis, au fond de la pièce une sellette et un beau miroir au mercure et encadrement en bronze, des bustes de marbre polychrome, une pendule en bois, ses deux chandeliers à côté. La cheminée en marbre blanc laissera sa place à une cheminée avec un manteau de bois et des carreaux de faïences du XVIe siècle, que préférait Mr Chaperon, vers 1905. Un paravent chinois sépare l’espace de la méridienne et de la porte-fenêtre, donnant elle-même sur le côté du château, vers l’allée menant au haut parc et au jardin japonais.

(Cette vue extraite du catalogue de vente du château en 1904, ne reflète pas l'occupation exacte sous la famille Chaperon, mais elle aiguille réellement sur l'ambiance qu'il y avait quand même, car le mobilier n'a été que complété, donc la base est quand même très proche. Le mobilier tel la harpe, les pianos, viennent de la Malmaison nous reverrons cette partie plus loin)

 

3 La salle du billard

  salle billard 03

salle billard 01L’une des salles principales du château, possède en son centre en grand billard Charles V avec les pieds trapus dorés.

Une belle cheminée de marbre rouge au fond de la pièce permet un chauffage d’appoint. En effet, parmi les grandes modifications et modernisations du château, une chaufferie centrale permet d’améliorer la vie au quotidien : des grilles d’air chaud sont au sol, dans quelques endroits, comme dans cette salle par exemple.

Parmi les tableaux de cet endroit ,on relèvera un médaillon fait par Vigée Le Brun, d’un enfant.

 

 

 

 

 

 

 

4 L’entrée principale ou vestibule

  Entree.jpg

Dallée de marbre noir et blanc, l’entrée et le couloir qui la prolonge, (4B) sont les lieux de passage du château.

Les domestiques ferment, entrent et sortent par ici. Le long couloir débouche sur le dos du château (au nord) où une grande porte vitrée fermait l’accès au site. Marie 02

Les murs sont couverts de tapisseries d’Aubusson, une grande table de ferme est au centre de la pièce, à sa droite une huche à pain. Un grand meuble a été créé pour contenir les clés du domaine, il y en avait des centaines.

Sur le dessus de ce même meuble, un grand vase de céramique contenant des fleurs de saison.

Les soubassements sont de style normand en chêne foncé.

Le couloir est couvet de tableaux et gravures ainsi que quelques photos prisent par Mr Chaperon. Sur la droite, l’escalier d’honneur menant à l’étage, sur la gauche un petit couloir.

Un peu plus loin à gauche, on observe le couloir de service ; au fond, à droite de la porte d’entrée, les sanitaires.

 

(Photo de Mme Chaperon, prise dans l’entrée par Mr Chaperon)

 

5 Le salon de Mr Chaperon(aucune vue connue aujourd'hui) 

 

Il se situe à l’angle est du château, une porte-fenêtre donne sur l’extérieur au niveau du petit jardin à la « française ». Lieu assez sombre, haut de plafond, les murs sont eux aussi couverts de tapisseries, un grand bureau Louis XIII est tourné vers la fenêtre, une chaise à coté.

Au-dessus des portes donnant sur le boudoir, et l’autre sur le couloir, il y a des vitrines contenant des objets précieux (comme des ivoires rapportés de Chine, lors de leur voyage de noce fait autour du monde). C’est ici, que se jouent les affaires du château, Mr reçoit les maîtres d’œuvres, jardiniers et autres travailleur pour leur expliquer ce qu’il y a à faire et également donner les payes, quand le salaire est à percevoir.

 

6 Le boudoir de Mme Chaperon (aucune vue connue aujourd'hui) 

 

Là, est l’endroit privilégié de Mme, elle reçoit son médecin, Mme Sylvestre et se repose dans la journée. Le boudoir est tendu de toile de Jouy rose et paille en 1935, mais avant cela, il était recouvert de papier peint japonais avec des motifs de fleurs, d’animaux, et d’un ciel.

Ce papier peint fut exécuté à Canton fin XVIIIe siècle, début XIXe siècle, il fut recouvert ce qui a donc permis sa bonne conservation.

Au fond de la pièce, il y a une cheminée de marbre blanc, des petites tables rondes en laque, des fauteuils à bras.

Une fenêtre avec un petit balconnet donne sur les douves et le petit jardin, un couloir rejoint l’entrée principale (4B).

 

7 La remise électrique

 

Sur le côté du château se trouve la remise où sont les compteurs d’électricité, là où la pompe du colombier est raccordée, et où tous plombs, ampoules, et petit matériel comme les piles sont entreposées. Face à ce petit réduit, il y a un escalier menant au 1er étage.

C’est aussi par-là, que se trouve une porte d’entrée peu fréquentée.

 

8 La réserve

 

C’est une pièce sans grand intérêt qui était autrefois les cuisines du château avant que Mr Boreel  les retires du bâtiment même. Les voûtes sont toujours en place et, fait assez remarquable, deux fenêtres en forme de flammèches donnent sur le boudoir de Mme.

 

9 et 9B Les cuisines

 

Les cuisines au château ont beaucoup changé de place : sous le château, sous le colombier, derrière le colombier, et derrière le château aujourd’hui.

Nous ne referons pas l’inventaire des cuisines qui n’ont pas beaucoup changé au niveau matériel : grande rôtissoire, fourneaux, piano, chauffe plat, chauffe eau, poissonnière, batteries de casseroles en pagaille.

Les cuisines sont divisées en 3 parties :

La 1ère, collée à la salle à manger (9), sert de vaisselier. Un grand meuble en longueur contre le mur contient les plats de services, les faïences Chiens, Quimper, Rouen, Sarreguemines, Delphes, de grands plats bleus et blancs, etc.

A la suite, se trouve la cuisine (9B) proprement dite, avec un grand piano à droite, très moderne pour l’époque : avec chauffe plat, plusieurs fours, plat pour cuire le poisson, plusieurs feux, et même une arrivée d’eau pour l’eau chaude. A côté, contre le mur, on observe une grande rôtissoire. Cet espace contenait aussi plusieurs tables. La pièce suivante est la chambre froide, puis, en prolongement, il y a un confiturier avec un grand four, creusé en son centre d’une bassine pour faire les confitures.

Dans le renfoncement entre le château et les cuisines, il y a un petit couloir et les offices. Dans ce couloir, il y a un escalier (10) de service menant au 1er étage qui aboutit sur une petite verrière. Sous ce même escalier, il y a la chaufferie reliée au souterrain directement jusqu'à la pièce d’eau.

  1er

 Le 1er étage :

 

Pour accéder au 1er étage, nous allons prendre l’escalier vu sur le plan RDC (7), face au local électrique. Il nous amène devant le chauffe-eau (A). Cette pièce garde en son centre l’immense chaudière à bois qui sert pour le bain et les radiateurs en fonte du 1er étage. Construite en brique et enduit de plâtre, une grande réserve d’eau est chauffée par le dessous, et alimente la salle de bain (B).

 

La salle de bain :(nous avons aucune vue de cette pièce) 

 

Contiguë à la chaudière, elle contient une baignoire, des WC, un petit lavabo. La pièce est bleue, et le fond est couvert de faïence. Un petit radiateur en fonte est posé contre le mur donnant sur l’extérieur, avec au-dessus, un charmant petit palissage en bois. Dans cet endroit, il y a également une jolie cheminée en marbre, sur le dessus un grand miroir encastré dans de la boiserie bleue et blanche avec des guirlandes de laurier autour. Le plafond blanc est rehaussé d’une frise bleue.

 

Le cabinet de curiosités de Mme Chaperon :(nous avons aucune vue de cette piece) 

 

Pour moi, l’une des plus remarquables pièces du château est le cabinet de Mme (C). Petit salon de forme octogonale, tendu de tissu au motif floral, le lieu contient de nombreuses vitrines, où les médailles et des pièces de collections sont entreposées. Les rideaux de ces vitrines sont en soie écrue. Ce salon est vert d’eau, une cheminée est contre le mur est, avec de chaque côté des appliques de style Louis XV rocaille. Une petite alcôve est contre le mur ouest, des rideaux forment un joli drapé avec juste en dessous un très beau bureau Louis XV et son fauteuil tapissé de soie jaune paille, assorti aux rideaux de la fenêtre, qui elle-même donne en contrebas, sur le jardin à la « française ».

La particularité de cet endroit réside dans le fait qu’il y a 4 vitrines au mur. L’une d’elle en est une fausse, elle dissimule une porte qui donne sur la salle de bain, un petit passage secret en quelque sorte, vers la salle de bain bleue.

 

La chambre de Mme Chaperon : (nous avons aucune vue de cette chambre)

 

Voilà l’une des plus grandes chambres du château, la chambre de Mme Chaperon (D), qui donne dans la tourelle est. D’une hauteur de plafond assez impressionnante, les murs sont couverts de soie blanche qui a des motifs, ressemblant à des étoiles de neige damassé. Au fond, il y a une belle cheminée de marbre blanc, rapportée de l’étage inférieur. Elle était dans le grand salon de réception, mais en 1905, de grands réaménagements ont été faits et cette cheminée allait laisser sa place à une autre, et finir dans la chambre de Mme.

Il y a une belle alcôve, comme quasiment dans toutes les chambres de l’étage. La particularité de celle-là, c’est que la coiffeuse, la commode, le lit ainsi que la harpe (grand salon de réception), viennent de la Malmaison, d’une des chambres de Joséphine de Beauharnais. Communiquant par une petite porte réservée aux lingères, l’alcôve, donne sur un petit couloir avec de grandes armoires renfermant le linge de maison et les affaires de Mme Chaperon, qui, à elle seule occupe 1/3 du château pour son linge personnel. (Voir les hachures jaunes et les marques jaunes sur le plan, ce sont des armoires scellées aux murs du château. Les points bleus, eux, sont les points d'eaux, le point qui est à l'entrée de la chambre de Mme est un charmant lave-main scellé au mur).

La chambre de Mr Chaperon :

  DOME

écritoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 3 chambres qui se suivent (D, E, F) sont en enfilade. La chambre jouxtant celle de Mme est la chambre de Mr (E). Chambre plus modeste mais bien plus « riche » en décoration, le mobilier est de style Néogothique. Le lit est sur une estrade, contre le mur qui sépare avec la chambre précédente. A sa droite, près de la porte d’entrée, il y a une armoire massive de bois foncé, près de la fenêtre une écritoire, juste en face de celle-ci un bureau Dagobert et un grand fauteuil exécutés en Chine, sous Napoléon III. Les murs sont occupés par des rayonnages garnis de reliures, de dossiers d’archives et de livres. Face au lit, on observe une cheminée de pierre. Au-dessus de la porte, un dôme avec des rideaux en brocards masque l’entrée

 

La chambre empire :

 

Dernière chambre en enfilade, chambre dans l’axe du château (F) et sa partie centrale, elle donne une très belle vue sur la pièce d’eau et le parc. Elle est couverte de papier peint rose de style empire avec des rayures et des couronnes de laurier, le soubassement est en partie en bois, l’autre en staff. Voir ultérieurement l'inventaire dressé en 1905 de cette chambre dans l'index.

 

La chambre « Pompadour » : chambre pompadour

 

 

 

 

 

Voilà une petite chambre bien agréable à vivre (G), tendue de tissu de style à l'Indienne, la chambre dite « Pompadour » possède sa cheminée de marbre écrue, un petit bureau Louis XV, un lit de même style. Un grand miroir est au-dessus de la cheminée.

 

 

 

 

 

 

 

 

La chambre jaune :

 

La chambre suivante (H) est une chambre jaune et argent, le papier peint de ces couleurs est tendu aux murs par des bambous fendu en deux et doré. Le lit est contre le mur à droite de suite en entrant, sous son alcôve il y a un système permettant de sonner le personnel tout comme dans la chambre précédente. Une cheminée est à gauche, les angles des murs ont été arrondis par des plaques de zinc ce qui lui donne un aspect plus doux. C’est la seule chambre du château à avoir deux fenêtres de plain-pied, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de garde-corps au niveau du bassin.

Au fond (I), il y a une porte donnant à l’ouest sur un petit cabinet de toilette, là où il y a un œil de bœuf.

 

La bibliothèque : balcon

 

Voilà l’endroit (J) où on peut lire beaucoup d’ouvrages sur l’histoire et la géographie. Les murs sont plein d’ouvrages, il y a une grande échelle sur rail permettant d’accéder aux livres en hauteur. L’endroit n’est pas extrêmement grand mais très bien garni. Le papier peint rappelle des motifs de jardins chinois. Le sol est lui en moquette rouge avec de grandes fleurs bleues. Deux fenêtres donnent sur un petit balcon à l’ouest et en contrebas le jardin japonais qui monte vers le haut parc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La salle du coffre :

 coffre

Pièce (K) non moins importante, elle contient le coffre-fort du château, beau meuble en métal pesant 800 kg. Il contient les divers actes notariés et différents papiers sur les biens de la famille, ainsi que le liquide pour les affaires courantes et les bons aux porteurs. Le sol est en moquette rouge, les murs également.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chambres des célibataires (L) :

 

Deux chambres, parfaitement identiques se suivent, elles servent aux invités célibataires qui viennent au château. Elles sont confortables mais assez petites par rapport aux autres chambres. Elles ont leur cheminée, leurs murs sont couverts de gravures anciennes. Pour la dernière des deux chambres, elle est juste à côté des WC (*), fond du couloir à gauche. Ils sont assez bien faits, les murs sont couverts de panneaux de bois et, sur une estrade, il y a le « trône ».

Dans ce même couloir, il y a un escalier qui mène au dernier étage et aux combles.

 

Le 2ème étage

 

couloir.jpgComme on peut le voir sur cette photo, le château est constellé de gravures, de tableaux ainsi que de photos. Parmi les tableaux, il y a des dessins de Mme Balzac Miccio, petite-nièce d’Honoré, l’écrivain. Elle vit non loin du château, juste derrière le colombier carré, dans un logement qui appartient d’ailleurs au château, le lieu-dit de la ferme, attenante au haut parc. Il y a d’autres peintures qui ont été faites par Mr Legrand.

Nous allons maintenant monter par cet escalier pour visiter le dernier étage et les combles.

 

Cet étage est réservé aux arts et la pratique. En montant les marches, tout de suite à droite, il y a une toute petite pièce, avec une cuve au plafond : il s’agit une nouvelle fois d’une chaufferie.

 

A la suite, se trouve un long couloir, desservant une chambre de bonne, puis, tout l’espace restant de l’aile ouest est le labo photo. Oui, comme nous l’avons déjà évoqué à quelques reprises, Mr Chaperon était féru de photographie, et, je dois l’avouer, il était un amateur plutôt doué.

Cet endroit part de la tourelle jusqu'à la quasi-totalité de l’aile ouest, il est fermé de rideaux noirs pour le côté ouest et de volets intérieurs pour le chien assis côté sud.

Tout en longueur et spacieux, de couleur grise, ce laboratoire a un grand placard cloué au mur, à droite, permettant de ranger toutes les chimies utiles au développement des plaques de verres photographiques. Un peu plus loin, une grande armoire métallique à châssis oblique, sert à ranger les négatifs, il y en a des centaines. A sa droite, un plus petit meuble, lui, sert aux boîtes photos.

 

A la suite se trouvent 3 chambres de bonnes côté sud, au centre. Mais côté nord se trouve l’atelier de peinture, grande pièce rose avec une hauteur de plafond assez impressionnante. Pour y entrer, il faut passer la double porte matelassée, d’un côté et de l’autre recouverte de tissu floral aux motifs de coquelicots et de blé.

L’atelier possède deux chevalets de style Louis XV et de nombreux tableaux ornent les murs. Un, assez troublant, est celui de Mme Chaperon elle-même. Troublant, car il semble vivant. Ses yeux nous suivent où que nous soyons dans l’atelier, avec sa frange qui sert à masquer une cicatrice qu’elle a au front, ses yeux tombant mais, un joli sourire esquissé. Elle est en robe blanche et bleu ciel, avec un beau chapeau à large bord. Mr avait des dons plus que certains pour la peinture. Une grande baie vitrée surplombe les cuisines, donnant un point de vue sur le haut parc, un petit balcon rend possible la rêverie contemplative de ces arbres centenaires.

 

Nous voilà dans la tourelle est, celle-ci sert de laboratoire de chimie et d’observatoire astral. Une petite estrade en bois est devant le chien assis, côte sud en façade. Sur celle-ci, une lunette permet de voir les étoiles. Une cheminée en marbre vert permet de chauffer ce petit espace, il n’est pas plus grand que la largeur de la tourelle elle-même.

De nombreuses éprouvettes, cornues, bec de gaz et une impressionnante balance dans une cage vitrée est au centre de la pièce. Mr Chaperon, toujours lui, était gourmand de sciences. Il mettait lui-même au point des insecticides, faisait la cire pour les meubles grâce aux ruches, prenait un malin plaisir à faire lui-même ses pigments pour la peinture.

Un système assez ingénieux était sur la porte d’entrée avec un mécanisme d’horlogerie, permettant de s’enfermer et d’indiquer les temps à respecter pour certains mélanges, une minuterie fort utile.

 

Nous revoilà devant l’escalier de service permettant de monter à un dernier étage, les combles qui servent à entreposer divers matériaux, conserves, etc.

Elles servent aussi pour les couvreurs désirant accéder aux toitures, et aussi aux ramoneurs car les conduits des nombreuses cheminées arrivent ici, les trappes d’accès permettant leur nettoyage sont ici aussi.

 

Plus loin dans le couloir, se trouve des pièces à lingères encore et toujours, ici c’est pour le repassage.

Il y a également un entresol servant aux domestiques, au linge également, ainsi que des pièces n’ayant jamais servi, les nurseries. En effet, Mme Chaperon n’eut jamais d’enfant à cause d’une perte tragique durant la guerre de 1914 : son jeune frère succombe aux combats. Enceinte à ce moment-là, la grande tristesse causée lui fit perdre l’enfant. A cette époque les soins n’étaient pas comme ils le sont aujourd’hui et après cet événement elle ne put plus enfanter.

 

Nous n’avons, hélas, aucune vue sur les étages pour le moment, mais parfois le temps nous permet la trouvaille tant désirée, laissons le donc faire son œuvre.

  Piece-d-eau-1940.jpg

Nous en avons fini, en ce qui concerne le château proprement dit. Ressortons et dirigeons-nous vers l’orangerie. Apprécions la pièce d’eau devant le château, descendons l’allée est, nous passons devant le joli parterre fleuri sous les appartements des Sylvestre.

laiterie

Nous nous engageons vers la laiterie, elle est située derrière le logement du régisseur. Petite bâtisse de couleur rouge, il y a tout le nécessaire pour faire le lait : pots à lait, tabouret de traite, etc. Le long des murs court une tablette de marbre qui sert d’étagère et de plan de travail, des carreaux de faïences blancs couvre les murs et une frise bleue vient donner un côté normand à l’affaire. A la suite l’étable couverte de paille pouvait abriter 2 vaches, une cheminée imposante de style normand y est à gauche. Un étage pour loger les soigneurs surplombe l’étable, un escalier en bois, joliment travaillé, y donne accès. Une cuve à lait est adossée au mur puis un hangar suit, il est couvert. Il servait de rangement aux machines agricoles et à laisser les animaux en temps de pluie. Juste en face, il y a un petit pavillon octogonal, en moellon, habillé de bois. Ceci est la faisanderie, close d’une très jolie grille de fer forgé.

En prolongement du hangar, il y a les logements des jardiniers, créés par Mr Boreel, puis une magnifique terrasse couverte de claustra donnant vue sur le parc et la rue de l’église.

Si nous poursuivons cette allée, elle nous conduit jusqu'à la glacière et le pont pour retourner dans le bas parc.

 

Nous achevons ici notre visite du château, laissons Mme Chaperon, se reposer dans son boudoir chinois ou passer du moyen parc au haut parc par le passage à l’angle ouest du château, cet endroit fort agréable aménagé en jardin japonais où elle aime tant se rendre. Juste au-dessus, il y a le cimetière de ses chiens, on y accède par un escalier de pierre.

Quant à nous, nous nous retrouverons avec : « le château d’Issou de 1976 à 2010 » pour de nouveaux rebondissements tragico-historique du château merci pour votre lecture.

 

Arnaud Martinez.

 

Très prochainement le lexique où des explications pour des mots clés surlignés, puis un dossier spécial avec de nombreuses photos et une page réservée aux papiers, lettres documents, ainsi que les scans des originaux, et enfin la suite tragique du château et le renouveau vers la restauration.

Merci à tous.

 

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