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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 17:22

Le XIXe

Le 18 Floréal an XIII, c’est un M. d’Ormesson qui fut son héritier et vendit le château et l’ensemble du domaine, le tout 114000 livres pour 140 hectares, à M. Etienne Germain Martin. Il était fils de vignerons et maire de la commune depuis un bon nombre d’années, il n’était donc pas noble ; c’est probablement dans le dessein de se faire passer pour tel qu’il signait toujours Martin d’Issou, que l’ont traduisait par malice, Martin cinquante centimes.

Il fit au château des changements assez importants. Il fit bâtir une cuisine à la place de la chapelle Ste Anne, qui avant cela étaient derrière le colombier. Le rez-de-chaussée, lui, était l’office. Un bâtiment qui unissait le colombier au château servait de salle à manger pour les domestiques (détruite avant 1853, cette pièce portait le nom de Libertas). De là, par un corridor, on arrivait à la salle à manger des maîtres, devenue plus tard un vestibule.

Le potager avait en son centre une grande pièce d’eau, ainsi qu’un immense verger élevé à grand frais par Mr Martin. SALLE SCES

C’est également M. Martin qui fit démolir le noble château de Montalet et lui toujours qui recycla les souterrains en aménagements des eaux de sources. Il fit construire la fameuse salle des sources. Un écrit est toujours visible aujourd’hui dans la maçonnerie et dit « 1827 fait par moi Normand maçon à M. Martin. »

 

BROCHANTEn 1828, M. Martin vendit le château sans les dépendances à M. Brochant, dont le père était grand référendaire à la cour des comptes. Il voulut embellir encore les terres d’Issou. Il décida d’abattre une arche derrière le château qui communiquait directement avec le haut parc, passant par le Cocriamont, démolit quelques bâtiments attenant à cette ancienne construction, déblaya le terrain, et construisit sous le chemin communal cette voûte qui unit maintenant les deux parcs. Ce travail coûta, dit-on, près de 100000 francs.VOUTE

Après 1830, un désaccord entre les Issoussois et le châtelain faillit causer la perte du château d’Issou. En effet, le haut parc ne possédait pas de murs et le gibier faisait quelques dégâts aux villageois, se plaignant sans cesse et allant jusqu’au procès contre M. Brochant, qui fut d’ailleurs condamné à dédommager les habitants. Contrarié et en colère, il voulut faire subir au château d’Issou le même sort que celui de Montalet.

M. Brochant possédait aussi une autre propriété remarquable qui était le château de Villiers, situé à Mantes-la-Jolie, juste derrière la collégiale. C’est aujourd’hui un petit parc car ce château a été bombardé durant le pilonnage de Mantes en 1945.

Il chargea la « Bande Noire » d’en opérer la vente vers 1838, M. Le Cerf y séjourna de nombreuses fois de 1838 à 1842. De nombreux dégâts furent commis, le vergé rasé, et vendus les magnifiques sapins qui ornaient les spacieuses allées du grand parc.

 LITHOROUTE

En 1842, le domaine passa aux mains de M. le Marquis de Boigelin. La 1ère de ces actions fut de faire clore le haut parc par crainte de nouvelles représailles avec les Issoussois. M. le marquis avait pour femme une demoiselle de Morfontaine. Vers 1848, il quitta Issou pour une terre de l’Yonne, le château de Saint Fargeau, qui appartenait à sa femme suite à un héritage. En 1840, un évènement sans nul doute important aux Issoussois, « la Dorade », vint à passer par Issou, remontant la Seine, ramenant les cendres de Napoléon Ier.

En 1849, le château est loué pour 2 ans au prince de Beaufremont Courtenay, puis vers 1851 il est remplacé par M. Boreel, un hollandais marié à une dame de New-York. Six ans passèrent et le château allait retrouver son état de travaux ; on le fit surmonter de 2 tourelles pour lui donner plus de grâce.

En 1866, la toiture de la maison du jardinier fut recouverte d’ardoises (constructions derrière l’église) elle était autre fois le presbytère. On fit abattre également des bâtiments, remplacés par des écuries surmontées de chambres pour les hommes d’écuries (sans doute le bâtiment en face de l’ancienne maison du régisseur, à l’entrée du parc en continuité de l’orangerie). Une jolie cour desservait les communs (cour pavée). Le colombier devint un magnifique fruitier en dessous duquel étaient des caves où se gardaient les légumes l’hiver. Un beau chenil fut construit derrière le fruitier, un escalier de 40 marches y conduisait.

ENTRéE éLa serre chaude fut rasée également pour faire place à un joli tapis de gazon et fut reportée au potager, à l’endroit dit « la melonnière » (cette serre resta en activité jusque dans les années 60, puis elle fut rasée à son tour durant les années 1980-90, pour laisser place à un parking donnant dans la rue du parc, juste avant la rue du soleil levant).POTAGER 01

Une grande serre vitrée fut construite en face de la grande porte du potager (ci dessus une vue du potager vers 1890).

La seconde serre, elle, existe toujours. Elle est aujourd’hui dans le potager, au même emplacement, mais ayant beaucoup souffert, elle fut réhabilitée vers 2000. Elle sert de tuteur à des rosiers grimpants.

M. Boreel décéda à la villa Olympia, près de Nice, après une longue maladie qui l’avait obligé à essayer un climat plus doux pour son rétablissement. Cette mort causa au village un deuil général, on regrettait en lui le bienfaiteur plus encore que le grand seigneur.

Le corps a été transporté à La Hayes pour y être placé dans le tombeau familial.

Le 15 mars 1873, la propriété fut vendue à M. le Vicomte de Jean, il fit des travaux d’embellissements, en particulier le pont qui réunit aujourd’hui encore les deux parties du bas parc. Le mobilier du château est complété, mais pour les faits plus précis il va falloir attendre la venue de la famille Chaperon.

 

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