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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 13:01

La vie, ses hauts et ses bas

 

Parmi les objets que nous avons vus, malheureusement certains n’ont été sauvés que pour être, hélas, détruits ou jetés.

 

Alors que j’étais adolescent, mes parents ont divorcé ce qui provoqua tout naturellement des bouleversements dans ma vie quotidienne, surtout niveau stockage, car notre pavillon familial a été vendu. Pour ce 1er déménagement, je pris un soin tout particulier en ce qui concerne toutes mes trouvailles, j’avoue qu’à elles seules elles prirent pas mal de cartons de rangements.

 

Ma mère acheta un petit appartement toujours à Issou, mon père, lui, emménagea dans le village qui l’avait vu grandir, Juziers.

 

Les années passèrent sans une ombre au tableau sauf qu’un jour des soucis familiaux, encore, ont obligé ma maman à déménager de nouveau. Le problème est qu’il fallut vider son appartement d’une façon plus qu’expéditive et c’est lors de ce changement de maison que la plupart des photos, objets ont été jetés ou laissé sur place. Parmi mes pertes je peux citer : la serviette de table du mariage de Madame Chaperon, un staff de l’orangerie, les ferronneries des portes du fourneau des cuisines, le dernier sous-bassement du salon de Monsieur Chaperon, des morceaux de tapisseries d’Aubusson murales du salon de Monsieur, le socle de la fontaine en cristal, une opale en forme de bouquet de fleurs, un lai entier de toile de Jouy du boudoir de Madame, un autre de la chambre dite « Pompadour », des photos par dizaines, dont une, qui me tenait particulièrement à cœur, la seule que Nadège avait bien voulu me copier, celle des jardins de l’entrée vue d’une fenêtre du château vers 1950.

 

Fort heureusement, j’avais pensé à placer quelques petits objets au château, dans un placard fermé à clé. Aujourd’hui, je ne sais pas si ces objets y sont toujours. J’avais aussi replacé des pièces de cheminée en pierre dans le petit cabinet de Madame Chaperon, un siège qui avait été sauvé de la maison du gardien lors de son transfert en maison des jeunes, ce siège de style régence avec du tissu de soie jaune paille, des appliques de style rocaille en bronze. J’avais replacé des rideaux dans les vitrines, en empruntant du tissu mural qui autrefois était de la chambre « Pompadour », recirée le parquet, remis le fameux rideau que j’avais trouvé près du hangar. Lors de ma dernière visite, j’ai pu constater que cette pièce avait été ravagée par des jeunes qui n’avaient rien d’autre à faire que d’aller casser au château et pire mettre le feu à la pièce.

 

En parlant de pièce, un après-midi, alors que j’étais en détresse financière, j’ai été obligé de me séparer de la pièce en or qui m’avait été offerte. En effet, le prix offert, dû à la rayure, était vraiment dérisoire. Aujourd’hui encore je m’en veux de ne pas avoir pensé ne serait-ce qu’à l’avoir prise en photo pour en garder une trace.

 

Heureusement, j’ai quand même sauvé certaines choses, la plupart de mes photos, tous mes tableaux, anciens et récents, mes fameux cahiers de comptes (même si à l’heure actuelle, je ne sais pas vraiment où ils sont exactement, soit chez moi, soit chez mon père), les actes de propriétés, les lettres de Madame Chaperon, son testament, acte de décès des propriétaires ainsi que l’acte de naissance d’Alice Malétra, toutes mes photos du film « Le Pacte des Loups », de « Camille Claudel », le tapis de clavier du piano du grand salon de réception, les fameuses fourrures, du papier peint de la bibliothèque style chinois qui avait été placé avant la tapisserie en tissu gris d’aujourd’hui, du papier peint également placé à l’origine sous la toile de Jouy du boudoir de Madame Chaperon. Petite histoire à ce sujet, après que j’ai fait voir à Jean Baptiste Martin ces fameux papiers peints, il s’y est intéressé de plus près, car son métier est restaurateur de papiers peints anciens. Après avoir effectué la dépose complète de la toile de Jouy du boudoir, il s’est aperçu que la totalité de la pièce avait été tendue de papier peint chinois, exécuté à Canton, fin du XVIIIe siècle. Nous en reparlerons dans la suite de l’histoire du château de 1976 à 2010. J’ai aussi gardé la boîte de plaques de verre avec l’étiquette, les boîtes de dragées… Je crois que je ne me remettrais jamais de la perte de certains objets du château, pourtant je n’avais fait ça que pour sauvegarder quelques traces du patrimoine d’Issou, et espérais pouvoir un jour les rapporter au château, pour les laisser en exposition pour de futurs visiteurs, après la restauration complète du bâtiment.

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Published by amartinez - dans mes memoires
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