Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 12:47

En ce qui concerne les travaux, et le C.H.A.M,, leurs actions allaient maintenant se tourner vers un autre bâtiment qui n’est nul autre que le pigeonnier rond. Plus récent que le carré, mais tout aussi intéressant. Cette tourelle dotée d'un cadran solaire conserve quelques boulins au dernier étage.colombier-rond-10.jpg Le pigeonnier ou colombier était encore en fonction (comme château d'eau) jusqu'en 1984 environ. Cette année là, connut une période hivernale rude et fit sauter de nombreuses canalisations et c'est vers ce moment que la municipalité fit de la Lyonnaise des eaux le fournisseur de la commune et par ce biais apporter l'eau par tuyauterie sur le site du château. Le colombier a souffert de nombreux dégâts qu'ils soient dus aux intempéries ou bien à l'usure naturelle liée au manque d'entretiens comme à la dégradation humaine, mais aussi en ce qui concerne la façade, la nature et les plantes ont joué un rôle non négligeable. Nous avons vus que le colombier avait été couvert d'un tapis de vigne vierge sur toute sa façadecolombier-rond-07.jpg, qui ne manqua pas de piqueter le ravalement, la végétation alentour aussi poussant au bon vouloir de ses envies a aussi contribuée à l'affaissement de la clé de voute de la petite fenêtre du dernier étage. Un magnifique nid d'abeille qui avait élu domicile dans le linteau de la porte d'entrée du rez-de-chaussée. Les pompiers appelés ont réussi a délogé les habitantes non sans devoir creuser dans la pierre laissant ainsi une cicatrice qui va être reboucher que quel que 20 ans plus tard avec le travail de l'association.colombier rond 04 Ces jeunes ont eu un travail considérable, mais les Amis du château ont aussi travailler en amont. La cuve n'ayant plus aucune utilité il fallut la démonter donnant au dernier étage beaucoup plus de place pour pouvoir circuler. Un échafaudage encercla le pigeonnier de part en part, puis la dépose des tuiles plates pour enfin découvrir une magnifique charpente semi-conique du XVIe siècle. Le chantier progressera ainsi sur plusieurs années, en attendant entre deux chantiers le pigeonnier se voit recouvert d'une bâche puis à la belle saison, le chantier reprend de plus belle et la toiture petit à petit retrouve son lustre d'originecolombier carré 04. Les parties trop abimées sont remplacées dans le respect des traditions (matériaux, techniques... sont pratiquées à l'ancienne) un voligeage est posé sur l'ancienne charpente afin de pouvoir poser par dessus les tuiles plates. Parallemement, la lucarne ancienne est démontée des tailleurs de pierres en font une nouvelle et très élégante qui prends place redonnant du caractère au bâtiment. colombier rond CHAM 01 COLOMBIER 0166Ne reste plus que la façade a ré enduire en ayant pris soin de bien piqueter l'ancienne et bien sûr pensercolombier rond CHAM 06colombier rond CHAM 09 a laisser l'espace pour le cadran solaire qui lui va être restauré grâce a un concours gagné sur le patrimoinecolombier rond CHAM 08 et restcolombier rond CHAM 05auré par des professionnels du cadran solaire et a cette occasion ils nous ont informés que ce dernier n'est pas COLOMBIER 0165forcement bien orienté.COLOMBIER 0156COLOMBIER 0158

 

COLOMBIER 0155

12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 10:45

Le chantier se poursuit doucement, mais surement, et on voit apparaitre un nouvel enduit sur la façade du pigeonnier carré, un nouveau problème allait apparaitre, en effet les tuiles plates allaient manquer. Certaines étaient trop usées pour pouvoir être changée, c'est alors qu'une idée vint, depuis de nombreuses années un autre chantier était en cours à Mantes-la-Jolie, le chantier de restauration de la collégiale, la toiture elle aussi en tuile plate, allait peut être pourvoir être utile sur le chantier d'Issou. Sans perdre de temps, la mairie et l'association du C.H.A.M prirent rendez-vous avec les architectes des bâtiments de France pour pouvoir voir ce qui pouvait être possible. C'est d'un commun accord que le chantier de Mantes allait donner toutes ses anciennes tuiles plates qui ne leur serviront plus ou qu'ils voulaient changer, nous allions les récupérer pour Issou. Le chantier allait reprendre de plus belle et c'est un jour de ciel bleu que le chantier du pigeonnier carré allait finir, un grand repas a l'ombre des marronniers allait le clôturer. Le pigeonnier carré a retrouvé son aspect d'antan un nouveau regain de jeunesse. Après ce chantier-ci, un nouveau bâtiment allait être restaurer, mais par le biais de la mairie ce coup-ci, l'orangerie bâtiment qui en a aussi vraiment besoin.

orangerie-affiche.jpgorangerie avant

Depuis plusieurs années déjà, la toiture laissait passer la pluie plutôt que la retenir, créant ainsi des trous dans les planchers et les plafonds de l'appartement du dessus.

orangerie plafond 01orangerie salon appartement 02

 Les boiseries aussi, même si elles sont encore présentes et c'est d'ailleurs l'un des derniers endroits où on peut en voir, souffrent un peu plus chaque jour.

orangerie20.jpgorangerie-Travaux-03.jpg

 C'est là rappelons-le que vivait le Marquis de Mathan. Cet appartement laisse encore voir que bien qu'il soit en très mauvais état, l'endroit devait être réellement bien agréable à habiter.

 

orangerie Travaux 01

 La toiture a été retirée, la charpente déposée, car le bois était pourri par l'eau.

 orangerie34.jpg

 Orangerie-apres.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà une fois les travaux achevés.

23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:15

Retours sur la chronologie du château 1990-2000

 

Après mon désir de démissionner (et non pas licenciement comme on veut bien le laisser croire) je me suis orienté dans un tout autre domaine d'activité, mais je gardais la passion pour le château, de nombreuses choses allaient encore s'y produire. C'est en 1998 que le chantier de restauration du pigeonnier carré commença, une équipe nommée C.H.A.M : L’association nationale Chantiers Histoire & Architecture médiévale (C.H.A.M.) œuvre depuis trente ans pour la défense du patrimoine bâti. Cham

 

Son action se caractérise par l'organisation de chantiers de bénévoles ou de volontaires et de chantiers d’insertion en France métropolitaine, en outre-mer et à l’étranger. Elle mène également des actions d’éducation au Patrimoine et des activités pédagogiques et techniques, en lien avec les établissements scolaires et les collectivités locales.

 

Ouverte à tous, sans distinction, elle s'adresse aux personnes volontaires, motivées et désireuses de participer à un projet collectif de défense et d'animation du patrimoine historique tout en acquérant un savoir-faire en matière technique.

 

Depuis sa création, l’association a assuré la conservation, la restauration et la sauvegarde plus de 150 sites, inscrits ou non à l’inventaire des Monuments historiques, en France métropolitaine et en outre-mer. A l’étranger, elle s’est engagée sur des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Elle bénéficie d’un agrément national de Jeunesse et d’Education populaire et d’une reconnaissance du ministère de la Culture (direction générale des Patrimoines).

 

Cette association s'est donc intéressée au site d'Issou et ce, grâce à Nadège il faut bien l'avouer, qui s'est elle même impliqué à fond dans le projet. Je me suis moi-même mis sur le projet de restauration qui me paraissait merveilleux, leur but était de restaurer tout le site, mais commencer bien évidemment par le plus vieil occupant du parc.

 

Les travaux commencèrent si mes souvenirs sont bons vers Pâques, de nombreux jeunes sont venus d'un peu partout, j'ai souvenir de certains comme Heïke une jeune fille d'origine allemande (qui traduisit le mot soit disant laisser par un Allemand lors de la 2nd guerre pour Nadège et moi) avec qui d'ailleurs j'ai entretenu une correspondance après son départ du chantier, il y avait des Bretons, des gens de la proche banlieue parisienne, etc. le tout dans la bonne humeur. Les travaux avançaient bien ils ont piqueter la façade afin de refaire un enduis, ils ont démonter en partie la toiture, car la sablière avait bien souffert et remplacer des parties du toit. C'est alors qu'une personne du CORIF (centre Ornithologique Ile-de-France) vient à Issou, car il faut le rappeler le château est un endroit où viennent nicher les chouettes effraie entre autres, il a profiter du chantier pour faire installer un nichoir et un hutteau, le Cham perça une fenêtre pour que les chouettes continuent a venir sur place ainsi que de placer un nichoir dans le pigeonnier rond. Les travaux ont été suivis de nombreuses années le travail était en étroite collaboration avec la mairie surveillant d'un oeil bien veillant les travaux et fournissant le matériel nécessaire au bon fonctionnement de l'association. C'est d'ailleurs sur ces chantiers que je fis connaissance d'un de mes meilleurs amis avec qui j'entretiens toujours des relations très importantes à mes yeux. Jean Baptiste Martin, nous avons déjà évoqué son nom ici. Jeune homme doué pour l'art et ayant un don pour le dessin et la peinture. Il est tombé amoureux fous des vieilles pierres d'Issou, et nous sommes devenus amis assez rapidement. J'ai quelques oeuvres faites par lui que j'ai mises en ligne ici comme l'aquarelle du colombier rond faite en 1998 lors de son stage au château. Il s'est vite avéré que JB allait avoir un rôle dans l'amitié qui a l'époque nous liait Nadège et moi, nous l'avons alors tout naturellement incéré dans notre "duo" faisant ainsi un trio plus ou moins inséparable lors de nos visites au château. Nous avons passés des heures entières a refaire l'histoire et évoquer le souvenir de Mme Chaperon, nous la faisions revivre en quelque sorte, il était friand de photos anciennes et de cartes postales, je ne ratais pas une occasion de lui faire partager mes nouvelles découvertes qu'il regardait avec une insatiable faim d'apprendre, je lui parlais des anecdotes sur le château en différents temps, des "secrets" que les murs avaient bien pu voir ou entendre s’ils avaient des yeux et des oreilles. Après avoir fait découvrir à Nadège le haut parc et son petit pavillon de repos je ne voyais pas pour quoi j'allais le cacher à JB, qui chaque jour nous montrait un peu plus son amour pour les lieux, mais nous y reviendrons plus tard. Car après qu'il eut découvert le site, et apprécié ce qu'il voyait, il décida que sa semaine "d'apprentissage" avec le cham n'allait pas suffire, il voulut donc faire le stage complet à savoir deux semaines, le problème est qu'il n'avait pas prévenu ses parents qui virent finalement d'un bon oeil le fait qu'il reste ici avec nous. Le chantier continua dans la bonne humeur et les travaux avancèrent plutôt bien. Lors de la finition du piquetage nous nous sommes rendu compte que sur le mur intérieur, dans l'angle qui donne sur la rue du Cocriaumont il y avait une ancienne meurtrière qui avait été comblée, c'est donc tout naturellement que le Cham s'est proposé de rendre un aspect plus ou moins d'origines au bâtiment, tout comme abattre le mur qui avait été construit bouchant ainsi une des entrées du pigeonnier carré.

Cham 2 

 

Il y a eu aussi le passage obligatoire du nettoyage des tuiles plates du toit, chaque tuile a la main, en effet après la dépose de la charpente il fallut penser a ça réouverture, mais avant de remettre les tuiles qui étaient couvertes de mousse il fallut bien évidement les nettoyer a l'eau et au vinaigre avec l'aide d'une brosse métallique... Le chantier pris place dans le garage à carrosse, où toutes les tuiles ont été entreposées, ce garage venait d'être remis hors d'eau grâce a une couverture faite par Andé Lettellier

alors employé municipale. CHAM 1999 01

Cham3 

23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 08:52
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 08:52

Promotion pour la page "Quelques dessins parmis tant d'autre" :

a-publier-dessin-01.jpg

a-publier-dessin-02.jpg

Ci-dessus une restauration numerique fait par moi, d'un dessin…

Lire la page "Quelques dessins parmis tant d'autre".

Published by amartinez
commenter cet article
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 08:52

Promotion pour la page "ENFIN DES SCANN" :

Extrait de l'acte de naisance de Madame Chaperon acte naissance

brevet

Brevet de capacité pour l'ensseignement obtenu par…

Lire la page "ENFIN DES SCANN".

Published by amartinez
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 13:45

Aujourd'hui, je tiens à remercier tout particulièrement les derniers membres de la famille de Mme Chaperon toujours en vie pour leurs aides précieuses pour leurs compréhensions et leur gentillesse, je vais essayer de vous faire rapidement découvrir quelques membres de la famille de Catherine Marrie Joséph Thonier de La Rochelle.

Nous avons vu plusieurs fois qu'elle venait de Moulins dans l'Allier, née d'un père avocat et d'une mère au foyer. Quelques précisions s'imposent sur la vie qu'ils ont menés à Moulins. Le père de Marie (Aymar) était en effet un avocat plutôt réputé dans cette ville, il eut deux enfants avec Françoise, un homme fut le 1er, Claude en 1879 puis Catherine (Mme Chaperon) en 1883, Mr Thonier, était un homme très cultivé, il faisait partie de la Société d'émulation du Bourbonnais, fondée à Moulins en 1845, dès 1925 un décret reconnu la société d'utilité publique. Elle se consacre à l'étude historique, archéologique, sociale et culturelle, Mr Thonier en fût jusqu'a sa mort en 1896, un membre très actif, le directeur, fit d'ailleurs un discourt très émouvant lors de l'enterrement d'Aymar.

Aymar avait un don pour le dessin, il était très demandé pour reproduire les objets trouvés lors de fouilles dans l'Allier, il illustrait beaucoup de pages pour le bulletin de la société, accompagner de son ami, Sylvestre Milanolo, un peintre, qui fût un ami tellement proche qu'il devint témoin des naissances des deux enfants des Thoniers, puis il est passé à la photographie, une de ces nombreuses passions-là, encore, sollicité pour le bulletin. Je posterais d'ailleurs très prochainement deux oeuvres peintes, l'une, de Sylvestre Milanolo, représentant la tante de Marie, l'autre un fusain dessiné par le père de Marie.

 Mr Thonier participa également à la découverte de nombreux objets gallo-romain, il fît don à un musée local.

Cet objet, offert, était un vase trouvé lors de la mise en place d'une voie ferrée dans l'une de ses propriétés bourbonnaises, près de Saint Plaisir.

 Mr Thonier épousa Melle Bauchard le 18 juin 1878 (voir le faire part à la suite)faire-part2

 Mr et Mme Thonier ont vécus un moment à Montluçon, et enfin rue Decize à Moulins, une petite maison de briques (voir photo) c'est dans cette maison qu'est née Marie.rue-decize-3.jpg

Marie eut plusieurs membres illustres dans sa famille. un de ses aïeuls, un exemple qui est assez « drôle » est que son 6e arrière grand-père paternel, Gilbert, qui épousa une demoiselle Jeanne Cluzel, qui n'est autre qu'une parente de Mme la Marquise de Mathan, alors déjà propriétaire du château d'Issou.

Il y eut aussi le grand-père, François, Antoine Stanislas, Thonier, qui épousa Évelina Berthomier Des Prots, le frère de cette dernière n'est autre que Aléxandre Théodore Artur Berthomier Des Prots, ancien de l'école Polytechnique. Il est nommé sous lieutenant, promu lieutenant en 1845, fît campagne en Algérie en 1847 et 1848, nommé capitaine en 1852, il est envoyé en Orient comme commandant en second au 2e régiment d'artillerie. Le 7 juin, lors de l'attaque des ouvBERTHOMIER12.jpgrages blancs et du MameloBERTHOMIER23.jpgn vert, positions défensives de Sébastopol, il commande la 3e batterie du régiment, déployées dans les positions de siège dont le feu appuie l'attaque. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneurle 16/6/1855, reçoit la médaille britanique et est nommé titulaire de l'ordre du medjidié de la 5e classe.
En 1859, il fait campagne en Italie et reçoit la Médaille militaire de Sardaigne.Chef d'escadrons en 1864, il est affecté au 2e régiment d'artillerie et sert en Afrique, avant d'être promu officier de la Légion d'honneur en 1865, alors qu'il sert à Oran. Lors de la guerre de 1870, il commande l'artillerie de la 2e brigade de la 2e division du 5e corps d'armée. A ce titre, il a en charge les 5, 7 et 8es batteries du régiment. Promu lieutenant-colonel en 1873, il sert de nouveau 2 ans en Algérie, occupant en 1874 les fonctions de chef d'état-major de l'artillerie d'Algérienne 17/9/1877, il est nommé colonelcommandant le 2e régiment d'artillerie. Il prend se retraite en 1880, Commandeur de la Légion d'Honneur. Il est mort le 19/2/1901.

 Il me semble que cet homme, fût le parrain de Mme Chaperon et témoin du mariage à Paris.

Le trisaïeul de Marie, un certain Marc Antoine Thonier Montbillon épousa Catherine Metenier, leur fille Marie Therèse épousa Antoine Vincent Dumas, eux-mêmes eurent un fil Marc Antoine Dumas Primbault, ce qui fait que Marie est une cousine de la famille Dumas Primbault, ce qui explique par conséquent le lignage et l'amitié qui unissait la famille Dumas-Primbault et la famille Thonier, rappelons que les Dumas-Primbault possédaient, encore recemment, le château de la Pierre à Cerilly où Mme Chaperon se rendait régulièrement depuis 1920 jusqu'à plus ou moins 1975-76, ces retrouvailles mont été contées par la petite fille du propriétaire dont je vous relate un extrait :

"... Beaucoup plus durables et plus proches, furent les relations que ma mère noua — ou renoua — avec de vieilles amies d'enfance. C'est durant l'été 1920, je crois, que nous vîmes arriver à Cerilly, à pied, dans l'avenue, une dame fort élégante et totalement inconnue. Elle se présenta : Marie Thonier, et ma mère se présipita alors dans les bras de sa vieille camarade de pension, qu'elle ne reconnaissait pas, pour l'avoir perdue de vue... Marie Thonier était pour nous une cousine... Elle s'était mariée à un certain Paul Chaperon, et ce ménage sans enfants avait largement profité de la fortune du mari pour voyager autour du monde et pour acheter, à Issou, une belle propriété ancienne... »

C'est donc dans un certain luxe ou du moins une belle bourgeoisie que Mme Chaperon grandit, elle était entourée de personnes dont la classe sociale était élevée et érudite. Prochainement nous verrons la vie de la châtelaine plus en détail.

 

 

Published by amartinez
commenter cet article
28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 21:14

Ces extraits de lettres ont été prêtés par un proche de la famille de Mathan d’une branche encore en vie, pour une raison de confidentialité évidente et sur sa demande express, je ne donnerais pas son nom, voulant être tout à fait exclus de toute demande ultérieure sur ces documents, nous apprenons donc la vie à cette époque, coulant douce et tranquille, pour les fortunés, bien moins agréable pour les paysans, cela nous le savions déjà ben évidemment, ce qui a été rapporté ici n’est que quelques extraits des longues lettres envoyées entre Issou et Paris, Issou et Rouen et Issou et la Bretagne. Je suppose qu'il doit être question d’un chaperon apportant une jeune fille à marier de sa province vers Issou, sans doute à un fils de Mathan, ou un membre de cette dernière à un noble des environs. Je n’en sais pas beaucoup plus, d’autres papiers vous seront ainsi révélés très prochainement sur la même période. Par respect pour le propriétaire actuel, je n’ai fait aucun scan de ses lettres et papiers divers qu'il eut l’extrême gentillesse de bien vouloir me céder quelque temps, mais je vous laisse imaginer l’émotion que j’ai eue feuilletant ces archives.

 

Ces textes n’étant pas toujours très clair, aussi bien dans leur composition que dans leurs déchiffrements, j’ai donc essayé de les retranscrire au plus près de la réalité, en essayant un maximum de ne pas dénaturer leurs contenus. Certains mots que je n’arrivais pas à lire ont été remplacés par des mots que j’espère le plus proches de ce que l’écrivain a voulu dire.

 

Je me suis perdu dans l’immense quantité de papiers que cette personne avait sur le château, j’apprends donc que la source qui aujourd’hui encore coule au Nord s’appelait « source des roches » que déjà elle s’ensablait beaucoup, que la glacière avait une toiture de chaume, aujourd’hui elle est recouverte d’un couvercle formant une voûte de pierre elle-même recouverte de terre comme il est coutume de les voir aujourd’hui, elle possède et possédait déjà un sas, une double porte, ainsi qu’un puits d’évacuation central, refoulant l’eau vers la rue du pont alors appelée rue du village, dans un feuillet que je n’ai pas recopié tant il était riche de détails techniques on nous raconte que l’hiver « Margoulins et gueux ( termes peu flatteurs) venaient au château pour y être pris afin de piquer le bord des étangs, lacs et autres fossés près et autour du bâtiment par le moyen d’épieux (grands pics, je suppose) si bien faisant que le fait de les retirés par le temps froid laissait fort aise le bris de glace » nous apprenons qu'ils avaient des agrafes, sorte de grands piques de métal qu’ils tiraient des mares et fosses gelées vers une grande « charrette dûment paillée » le tout assez rapidement et que le plein est aussi vite conduit vers la glacière, ce travail rapportait aussi bien que les champs visiblement et certaines années il y avait plus de monde que de glace à prendre.

 

Cette histoire nous apprends aussi qu’il y avait déjà des fossés en eau tout autour du château, qu’il passait devant l’appartement de Mr le Marquis ( je rappelle qu’il ne vivait pas au château même, mais certainement dans le logement au-dessus de l’orangerie actuelle) et faisaient le tour du château tant et si bien qu’il fallait passer sur un pont de pierre pour arriver sur la terrasse, ce pont de pierre était fermé d’un coté ( château) par une grille de fer a barreaux droits, une main courante elle aussi de fer parcourait toute sa longueur. « … Ce pont enjambe les fossés en eau courante ».

 

Je suppose que ce pont doit avoir un vestige, qui doit être les douves actuelles, coté église, qui sont recouvertes et qui donne aujourd’hui l’impression qu’elles font partie intégral de la terrasse.

 

Nous apprenons aussi que dans le moyen parc une fontaine d’eau vive était en place, un lavoir aussi, dans la cour de la métairie aujourd’hui plutôt élégante, autrefois accueillait le purin des animaux et certainement de la fosse d’aisance du château lui-même.

 

A noter que des sanitaires étaient aussi dans cette même cour, plus ou moins en face de l’actuel garage aux carrosses le long du mur de clôture de ladite cour.

 

Déjà une allée d’arbres la séparait de la cour d’honneur, il est évident que ce ne sont pas ceux d’aujourd’hui qui vraisemblablement ont été plantés vers 1900.

 

Nous apprenons aussi les mœurs au château en ce temps-là, sur une des lettres il est dit que le curé d’alors, Mr Maheu « … est bien des fois au château… » et qu’il « cherche toujours après Madame… » visiblement son attitude faisait planer des doutes sur ses intentions, et que cela devenait « … gênant… » Que penser donc, nous savons aussi qu’au château une petite chapelle dédiée a Sainte Anne était en fonction et que c’est ce même père Maheu qui la consacra il ne faut peut-être ne pas voir le mal partout…

 

Nous passerons sur les humeurs assez changeantes de Monsieur le Marquis, qui bien d’apparence austère avait les mœurs allant de paire. Faut il aussi rappeler qu’ils eurent la douleur de perdre un enfant aux dires des contemporains l’atmosphère n’était que d’autant plus lourde. Madame qui visiblement tenait les affaires du domaine plus que Monsieur, avait la fâcheuse tendance à ce mettre les paysans à dos, le braconnage n’avait aucune pitié aux yeux de la marquise, nous avons vu un florilège de mots d’époque « cul vert, monte-en-l’air, peine à jouir, fils de prêtre… » voilà ce qu’écrit la personne des lettres outrée de les avoir entendu prononcée par un homme conduit devant la Marquise après s’être fait prendre.

 

Les bâtiments aussi ont eu quelques descriptions, on sait que le grand salon de réception et la salle à manger actuelle servaient de salon, que le passage pour se rendre à l’étage supérieur se faisait par là, « … une rampe de pierre menait à l’étage… »La porte donnait sur la cour de derrière et permettait l’accès à la rampe. Les sols étaient dallés de noir et de blanc, je pense que cela devait être de la pierre non pas du marbre tel qu’il l’est aujourd’hui au niveau de l’entrée et du couloir de service. Pareillement, l’entrée au château ce fait par trois cours, les bâtiments de la métairie et du logement du régisseur existaient déjà, mais il y avait d’autres petits bâtiments aujourd’hui détruits en prolongement du garage à carrosses du colombier situés derrière le château, servant de remises le tout couvert non pas d’ardoise, mais de tuiles semblables au pigeonnier rond ou carré.

 

D’énormes travaux ont été faits lors de la reprise du domaine par les Mathan, comme convenu par l’acte de vente fait par le Duc de Bouillon, la vente ce fit pour une somme plutôt modique, mais la somme ajoutée aux travaux et au mobilier donna en final une somme plus ou moins égale à un achat classique.

 

Par mis ces travaux il y a :

 

« … Le rétablissement du pavé et de la fontaine de la cour de l’abreuvoir dont les eaux se perdent sous le pavé, et pour prévenir les dommages que les eaux causeraient au mur de terrasse.

 

Au rétablissement de l’escalier en pierre qui monte aux greniers et chambres des domestiques au-dessus de la vacherie de la cour deuxièmement déclarée.

 

En la réfection à neuf de la fosse d’aisances, voûte d’icelle, et puisard qui reçoit les eaux de la cuisine, ladite fosse adossée au mur de séparation des deux cours.

 

À la réfection à neuf de l’escalier qui monte de la cour basse à la cour haute, de même que le mur de terrasse dans la longueur de 36 pieds sur 16 de haut et le rétablissement du bâtiment au-dessus à ce sujet.

 

Et la réfection à neuf des deux souches de cheminées au-dessus des remises de la cour haute.

 

Au rétablissement du parquet du salon au rez-de-chaussée du château en 3 toises de superficie, et la pose d’une marche de pierre au perron sur le jardin en fourniture.

 

A l'abaissement de la cour au derrière du château où est la source d’eau des roches en 3 pieds de haut réduire, et 57 pieds de long sur 44 de larges faire à neuf le pavé, dégager le sable sous les roches, y faire deux petits murs pour empêcher les sables de foirer à droite et à gauche, faire un aqueduc pour la conduite des eaux jusqu’aux fossés où elle se décharge, le tout pour prévenir l’humidité considérable qu’occasionne cette source aux pièces qui l’avoisinent.

 

Au rétablissement de la couverture du logement du jardinier et la réfection à neuf du mur de clôture de la cour de la maison en 4 toises de long sur 7 à huit pieds de haut et la fourniture d’une porte et ses ferrures.

 

Aux rétablissements des pressoirs et leurs couvertures, fourniture d’une vis et de plusieurs jumelles et d’une porte charretière à côté de la glacière.

 

En la fermeture et clôture du boulingrin, au bout du parterre et au-delà du chemin de 24 pieds de long sur 9 à 10 pieds de haut, en y observant une baie avec piédroit de pierre, fermée de grille de fer, et à l’autre bout dudit boulingrin, vers ensuite le chemin de Paris pareille clôture en 51 toises de pourtour compris le saut de loup avec pareille baie en grille pour ménager le point de vue du château.

 

».

 

Plusieurs choses sautent aux yeux dans l’extrait ci-dessus, boulingrin, ce dit d’un grand parterre de gazon raz, où l’on peut jouer aux jeux d’extérieurs, dont le parc d’Issou était encore pourvu après le Duc de Bouillon, ses aménagements sont restés jusqu’en 1880 plus ou moins, cette étendue partait juste après le pont et allait mourir au saut de loup, qui lui aussi était déjà là.

 

Nous l’avons lu aussi plus haut dans une des lettres, la glacière avait juste à ses coté des appentis qui contenaient les pressoirs, il y en avait 5, ce bâtiment est toujours attenant au parc, c’est la grande porte en coulissante en bois, juste à côté de la grille dans la rue du pont, juste avant celui-ci, sur la droite quand on ce dirige vers la mairie.

 

Revenons à l’arche qui est dans la rue du Cocriaumont, cette arche bâtie en pierre obturait le passage des voitures, elle laissait juste passer un homme debout ce qui causa le demi-tour de la voiture à cheval de notre écrivain.

 

Dans ça première lettre elle pare de leur arrivée sur Issou par le Cocriaumont, et de « … l’homme de terre… » vivant à l’angle de la rue, veut-elle parler de la ferme qui ce situait juste face au colombier carré ? Ces terres nous le savons font et faisaient partie du haut par cet à cette époque intégralement partie du domaine, est il possible qu’elles aient été aidées par un des domestiques du château sans le savoir ? Plus une ligne n’a jamais reparlé de cet homme.

 

Il est question de deux femmes dans ces lettres une certaine Elizabeth et une Augustine, qui sont-elles ? Mathurin le laquais de voiture, Agathe est une domestique ou une femme de chambre pour avoir eu des propos sur le château lui-même, j’ai appris au cours de mes recherches à vouloir élucider la romance qu’il y aurait sois disant eu entre le Duc de Bouillon et la Pompadour, une romance et un beau conte pour enfant visiblement, il est souvent question dans l’histoire du XVIIIe d’évoquer le Duc de Bouillon et la Pompadour marchant cote à côté au château d’Issou, ces histoires relèvent visiblement de la légende, un texte relate une sortie de la belle Marquise et de Louis XV accompagné du très illustre Duc de Bouillon.

 

Il est dit que le Duc faisant passer ces invités pour une destination qui m’échappe, par ses propriétés récemment remises en état prévoyant ces déplacements, et c’est pour plaire a leurs yeux qu’il aurait faits ces nombreux travaux, il paraîtrait que le Duc de Bouillon fit placer dans toutes ses demeures des portraits de la Marquise, non pas pour lui plaire à elle, mais certainement pour rentrer dans les bonnes grâces du souverain, en effet le Duc ayant toujours mené grand train n’en était pas moins sur une pente raide au niveau des finances. Quoi qu’il en soit, le carrosse n’est jamais passé par les terres Issoussoises, ce qui explique sans doute le peu d’intérêt pour le château d’Issou proprement dit et la somme qu’il a fallu débourser pour la remise en état des lieux par la suite, il faut aussi dire qu’il passait sans doute plus de temps à Montalet qu’à Issou. Le fait incontestable est qu’il a bradé le mobilier du château (CF inventaire de 1765). Est-ce une preuve de son manque d’attachement ou bien un besoin pressant d’argent ? Il est dit aussi que dans certaines pièces du château, surtout en bas, des peintures sont à même le mur et que le cadre est un câble de cuivre, faisant le tour de la peinture, ces dernières représentent des scènes bucoliques dans le parc lui-même, il y en a même un représentant le château dans une période reculée.

24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 19:52

Il est un lieu où les arbres protègent comme un écrin une bâtisse, logée dans le creux de leurs branches à l’abri des affres du temps, ce domaine porte le nom de château d’Issou, dans la commune du même nom.

 

Cette demeure, a vu passer de grands noms de l’histoire, le Duc de Bouillon et son caractère bien trempé, le comte de Mathan le mal-aimé du village, le puissant prince Beaufremont de Courtenay, le non moins puissant Nicolas de Harlay de Sancy, le bien-aimé Monsieur Boreel et sa famille, dont l’église raisonne encore de la grande fête donnée en l’honneur des épousailles de sa fille. Monseigneur Brochant de Villiers également propriétaire du château de Mantes, aujourd’hui disparu. Jusqu’à la famille de Dampont, qui eut le domaine durant au moins cinq générations.

 

Les pierres raisonnent des rires des jeunes filles jouant sur le boulegrin du bas parc, les arbres-témoins des marches dans les allées verdoyantes menant du château au bas parc, ce parc justement qui donnait de longues heures de promenades tant ses bosquets furent agréables, les jardins aménagés par les nombreux soins des jardiniers, voulus, selon la légende sur un caprice du Duc de Bouillon vers 1750 pour le plaisir de la Pompadour. La géométrie parfaite, des bosquets mêlés aux différentes variétés d’arbres formaient des hautes et basses futaies, la quasi-intégralité du parc était aménagée à la Française, le peu d’espace ne l’étant pas, avait pour but de potager avec un grand bassin carré central, un boulegrin permettant les jeux de plein air, partant de l’arche et allant à perte de vue vers la route de Paris, avec au fond la vue sur le château de Montalet, donnant l’impression d’une miniature posée sur la pelouse centrale. Comme le dit une lettre récemment retrouvée( très récemment j'ai eu la chance de me voir offrir une pile de lettres anciennes écrites au château d'Issou de temps en temps je vous ferais part de leurs contenues) :

 

« L’été, qu’il est agréable de passer du temps près du grand bassin, son grand jet d’eau nous rafraîchit les jours de grand soleil, souvent, je m’asseyais sur l’un des bancs de pierre, contemplant la façade du château à travers le remous de ce jet, déformant les lignes droites en courbes selon la force de l’eau jaillissante.

 

Sur les 4 bassins, celui-là a ma préférence, tant par sa situation, à mi-chemin entre le château lui-même et l’arche, donnant un point de vue qui ravit l’œil et le cœur. (… Mots illisibles) et toutes ces variétés (….) qui ouvre l’appétit. Si tu savais ma chère sœur (…) ce lieu que j’aimerais tant, partager avec toi, est délicieux (….) »

 

A en croire ces mots, il est bon d’y vivre en effet.

 

L’eau étant un sujet délicat, avait pourtant fait lieu d’une transaction entre les habitant d’Issou et les châtelains, nous nous souvenons qu’en 1830 un traité avait été ordonné disant que la moitié de l’eau recueillie devait revenir aux Issoussois, alors le bassin dont il est question ci-dessus aura un rôle important pour les habitants de l’Est d’Issou, le trop-plein sera dérivé dans l’angle de la rue de l’église et la rue du carrefour passant ainsi sous le mur du parc, et allant desservir un abreuvoir, l’excédant passera sous une maison et ira aussi alimenter celui de la rue du Soleil Levant.

 

Aujourd’hui, ce lieu féerique pour les gens de bonne naissance ne ressemble plus à ces descriptions idéalisées, les arbres sont toujours là, mais ils ne protègent plus qu’une ruine souffrante, la pluie ravage les murs du château, ravagent aussi son intérieur, les planchers par endroits, ne servent plus que de décor, ils ne soutiennent plus rien, marcher dessus garanti un aller simple pour l’étage inférieur, la façade ne conserve que les 5 mascarons, le reste de style Trianon est tombé il y a longtemps, des arbres poussent sur la toiture, la partie Nord est tombée laissant un trou béant laissant apparaître les 3 étages comme une plaie ouverte.

 

Les bassins ont disparu depuis des lustres, les sources se sont taries, le vestige d’une pièce d’eau avec le reste d’iris mourant de sécheresse font peine à voir, les abreuvoirs ont également été rasés l’urbanisation a eu raisons d’eux, la dernière preuve n’est que cette photo, ci-dessous, c’est bien maigre.

 

La flèche rouge montre où partait l’eau, les deux courbes montrent le reste de l’arche.

 

Comment en sommes-nous arrivés là ? La folie des hommes, inconscience d’une femme, les priorités financières autres que le patrimoine, le temps passe et le château diaprait petit à petit, que va devenir le site, si rien n’est fait dans quelques années il ne restera que les pierres au sol pour nous remémoré le château d’Issou, ne laissons pas faire comme à Montalet, détruire un château, chaque pierre qui tombe est une partie de l’histoire qui s’efface.

 

Aujourd’hui la somme pour les réparations est énorme, 9 millions d’Euros sont nécessaires pour la réhabilitation de ce site, plus le temps passe plus la somme monte, nous sommes dans l’incapacité financière d’assumer les travaux au niveau de la mairie, un mécène serait il assez généreux pour aider à la réflexion du site ? La mairie laisserait elle un particulier prendre en mains le château, serait elle capable de vendre le bien historique ? Ou préfère-t-elle continuer à vouloir le garder coûte que coûte au risque de le perdre totalement, je me suis maintes fois dit que j’aimerais me porter acquéreur du bâtiment et de le restaurer selon mes moyens, il est sûr que cela prendrait du temps, soit, mais ce serait le projet d’une vie, en achetant le domaine, je m’engagerais de laisser aux publiques le parc, et une fois les travaux fait de céder à la mairie le bâtiment comme musée ou autres lieux culturels.

 

Je sais que je n’aurais jamais d’enfants, pas de descendants voilà qui ferait une bonne action.

 

De nombreuses années sont nécessaires pour ce projet, j’ai actuellement 31 ans, il ne faudrait pas mettre encore trop d’années pour réaliser ce rêve, ce doux rêve....

20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 21:29

Montage-jardin-bouillon-03.jpgMontage-jardin-bouillon-04-copie-1.jpg

        Ci-dessus, à gauche les jardins du château d'Issou tel qu'ils devaient être lors de la vie du Duc de Bouillon, à droite le parc tel qu'il est aujourd'hui, parmi les changements entre aujourd'hui et 1750, ce qui saute aux yeux bien évidement ce sont les jardins qui à cette époque étaient totalement aménagés dans un texte de 1763 il est dit que le parc du château possède de part et d'autre de la 3e terrasse des bosquets des futaies et des bois ainsi que des jardins il faut aussi dire qu'il y a au moins 3 bassins qui ont disparus un premier carré qui était dans le petit potager, un second doté d'un grand jet dans le centre du moyen parc, en bleu sur le plan de gauche. Une fontaine à eaux vives, un lavoir dans la cour à fumier,à l' entrée du moyen parc, aujourd'hui cour pavée, il est dit aussi dans ce texte, que le moyen parc communiquait avec le haut parc par une arche double, passant au-dessus de la route principale, cette route n’est nul autre que l’actuelle rue du Cocriaumont, cette arche a disparu lors des travaux de creusement de la voute sous la rue du Cocriaumont, il en reste aujourd’hui qu’une petite partie visible encore, observez bien juste dans le dos du château le long du mur, il y a une légère boursoufflure des rangées de pierre élargissant le mur, vestige de la naissance de la première des deux structures cintrées, cette ultime preuve du passé a souffert lors du rabaissement des murs qui enserre le parc, en effet les murs étaient plus haut qu’aujourd’hui, mais pour rentre dans les quotas actuels il a fallu les rabaisser, ce qui causa la défiguration de l’aspect originel, car ces murs finissaient par environ 4 rangées de briquettes rouges et des chapeaux de pierre venait régulièrement couronner son sommet , autre chose la rue a été élevée lors des travaux premièrement de la voute puis lors du passage du trappil beaucoup plus récemment. Les deux vues qui suivent sont simplement une illustration de ce que cela pouvait donner, je sais que les proportions ne sont pas bonnes, mais dans l'urgence voilà ce que ça donnait sans nul doute

moyen-haut-parc-01.jpgarche-haut-parc-02.jpg 

A suivre ....

Présentation

  • : Le blog de histoire-chateau-issou.over-blog.com
  • Le blog de histoire-chateau-issou.over-blog.com
  • : Essaie sur l'histoire de la ville d'Issou (78440) à travers des photos textes et tous autres documents en particulier sur le château
  • Contact

Recherche

Liens